Le chemin parcouru est considérable, l'œuvre aujourd'hui présentée, en témoigne.
Il y a là une tentative qui m'émeut, m'emplit de courage, me rend joyeux.
Yves Lantz ne sculpte pas le rêve, ni l'imagination, il sculpte la vie.
La vie, qui est nécessité intérieur.

Cet artiste là, cherche à dégager l'ESSENCE ENFOUIE, derrière les apparences, retrouvant parfois la source de la plastique pure. Il faut regarder les sculptures d'Yves Lantz, il faut les toucher, il faut les regarder encore, et puis, pour les voir il faut fermer les yeux.

L'irradiance des œuvres d'Yves Lantz, promesse, don de ce mystère, dont nous avons dans nos maisons, plus besoin que de pain, comme le disait Bruce Goff, vient de ce que la volonté appelle l'apparition à leur surface de la nécessité intérieure de l'âme. Les œuvres, centres, sont autant de révélations magiques que la souffrance du sculpteur doit arracher au trop plein d'obscurité, pour les amener à mêler leur Lumière à la Lumière.

Yves Lantz doit répondre aux questions sur l'origine, la Mère, la Vie, la Réalité, le commencement (l'ARKE) le commandement (l'ARKHEIM).

Yves Lantz, dans ces œuvres réalisées est allé jusqu'au frontières du possible. Tout le monde ne comprend pas sa démarche, il faut dire qu'elle est admise avec parcimonie, car il ne falsifie pas la tradition, ni l'acte de sculpture, il ne trahit pas la matière. Cela est capital.

Comme Wilheim Worringer, lavait vu à son époque à propos du gothique, il y a dans cette œuvre bien engagée, la promesse d'un pont jeté entre le monde de l'Organique de l'Einfuhlung et l'abstraction.

Il y a une activité de l'âme et de la mémoire qui à travers la symétrie, l'eurythmie et l'organicité confère à l'art d'Yves Lantz une monumentalité jusque dans la plus petite chose.

Pour moi même, ton œuvre est une mission.

Jean Wendelin Krummenacker, architecte